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“Changer sa vie”

mag sciences humaines

Après le Figaro Magazine, c’est au tour du magazine Sciences Humaines de publier un dossier sur les “bifurcations biographiques”.

Décidemment, le sujet est plus que jamais dans l’air… Et je trouve ça fabuleux!!!!

Le magazine n’est plus en vente en kiosque (ce dossier est paru en juin) mais vous pouvez retrouver les articles  qui le composent (certains en libre accès, et d’autres payants) sur le site du magazine:

http://www.scienceshumaines.com/changer-sa-vie_fr_23772.html

 

Résumé:

“Henry Quinson était trader, il a tout plaqué pour devenir moine. Haruki Murakami s’occupait d’un petit club de jazz, il est devenu écrivain professionnel. Au-delà de ces transformations spectaculaires, le cours de nos vies est scandé par des bifurcations moins exotiques : réorientation professionnelle ou licenciement, mariage ou divorce, conversion religieuse… Ces changements marquent-ils en profondeur notre personnalité ? Au-delà des injonctions d’une société qui pousse à changer, s’adapter, n’y a-t-il pas aussi un désir profond, ancré dans notre nature d’humain ? Existe-t-il de bonnes méthodes pour tenter de guider le changement ? Quels sont les causes et effets d’une conversion religieuse, d’un départ à la retraite ou d’un régime alimentaire ? Autant de questions sur lesquels les sciences humaines commencent désormais à se pencher pour comprendre la dynamique du changement et tenter d’en dénouer les fils.”

 

Sondage “Changer de vie”

 

Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient étudier plus précisément le sondage OpinionWay, effectué pour le Fiagro Magazine en avril 2009, c’est par ici que ça se passe…

http://www.opinion-way.com/pdf/bj5530-changer_la_vie-_vfx.pdf

 Vous trouverez également dans ce dossier une très pertinente interview du sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui explique joliement nos envies de changer de vie par un  “désir d’exister davantage”.
“Je change, donc je suis”, nous résume-t-il…

En voici un bref extrait;  courez vite sur le site du Figaro pour y lire la suite.

“Désireux de « s’inventer » lui-même, l’individu qui change de vie exprime une immense soif de liberté, analyse le sociologue Jean-Claude Kaufmann.

Le Figaro Magazine- Pourquoi certaines personnes décident-elles de changer de vie?

Jean-Claude Kaufmann- Qui n’a pas rêvé, un jour, de bouleverser le cours de son existence et de devenir quelqu’un d’autre ? Chaque individu a en lui plusieurs identités. Il y a celle que l’on voit (banquier, joueur de pétanque, syndicaliste…) et toutes celles dont il rêve. Nous n’arrêtons pas de nous mettre en scène dans des identités virtuelles, de nous imaginer tels que nous rêverions d’être. Tout part d’une rêverie éveillée, d’images mentales qui naissent dans notre petit cinéma intérieur. Dans notre tête, cela n’arrête pas de tourner.”

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/18/01006-20090418ARTFIG00146–le-desir-d-exister-davantage-.php

figaro changer de vieGhislain de Montalembert a réalisé un dossier passionnant pour le numéro 20 130 du Figaro Magazine

Vous y découvrirez les parcours de:

-  la famille Thuillier, qui ont quitté leurs carrières parisienne pour monter des chambres d’hôtes dans le Vaucluse, avec leurs quatre enfants dans les valises.

- Flore, qui a laissé sa vie d’experte en mathématiques appliquées pour devenir artisan-tapissière

- Isabeau de R., qui a troqué son costume de trader  pour devenir humoriste

- Muriel Barbery, ancienne prof d’IUFM qui devint l’auteur à succès du bien connu “L’Elégance du hérisson”

- Henry Quinson (dont nous avons déjà parlé dans ce blog), le golden boy devenu moine.

Et bien d’autres portraits….

“En ces temps de bouleversements économiques, l’envie de larguer les amarres et de trouver un nouvel équilibre fait son chemin. Signe d’un malaise général ou expression d’une vraie vitalité? Rencontre avec ceux qui ont fait le grand saut dans l’inconnu.”
Pour lire la suite, suivez le lien:  http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/18/01006-20090418ARTFIG00207–huit-franais-sur-dix-en-rvent-changer-de-vie-.php.

Aujourd’hui, j’aimerais vous rappeler l’existence de ce recueil car, si vous lisez cet article, c’est que vous êtes en train de filer un mauvais coton.
Vous êtes probablement dans une perspective d’amélioration de votre vie actuelle, et ça, c’est très très dangereux.
Je vous déconseille formellement d’essayer d’imaginer ce qui pourrait bien vous rendre plus heureux. C’est puéril et surtout, ça ne mène à rien de bon.
Ca n’apporte que des bouleversements, des changements intérieurs et extérieurs, des émotions nouvelles et inattendues, des rencontres surprenantes…
En d’autres termes, du Chaos. Et pour vous aider à rester dans le droit chemin, voici quelques exemples de Règles du Travail et de la Vie.

  Normalement, si tout  va bien, vos parents, vos enseignants, vos conseillers d’orientation, vos institutions religieuses et politiques vous les auront déjà copieusement enseignées.
 Mais une petite piqure de rappel n’a jamais fait de mal pour combattre le potentiel pécheur qui dort en nous.
 Croyez-moi, il vaut mieux tuer le vice dans l’œuf.

« Quand on a un bon travail (entendez un travail qui vous permet de (sur)vivre), il faut s’estimer heureux et ébloui, et surtout, SURTOUT, ne pas en changer »

« La vie est dure. Le plaisir, c’est pour la retraite… (ou pas)»

« Quand on s’est engagé dans une voie professionnelle, il est suicidaire de vouloir en changer (même simplement y penser présente un risque majeur pour votre santé) »

« Il faut souffrir pour gagner sa vie : Tout travail qui apporte du plaisir n’est pas un travail ; c’est un loisir »

« On n’admire jamais quelqu’un qui dit aimer son travail. On le méprise et on le traite vertement de « sale oisif »

«On n’admire jamais quelqu’un qui s’épanouit dans plusieurs activités. On le méprise et on le traite vertement de «sale dilettante»

« Les études de psychologie (mais aussi de philosophie, sociologie, dessin, photographie, théâtre, littérature, cinéma, histoire de l’art, sculpture, arts graphiques, musique…), n’offrent AUCUN débouché.»
« Il n’est pas envisageable de gagner sa vie ET de faire un travail qui nous plait vraiment. On appelle cela une incompatibilité intrinsèque. »

« Il est impossible de reprendre des études après 35 ans ; le cerveau a perdu sa plasticité et nos neurotransmetteurs se sont presque intégralement désintégrés »

Chacun devrait posséder un exemplaire du Grand Livre des Règles du Travail et de la Vie (GLRTV), et s’y référer le plus

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Comment passer des démonstrations de sécurité en uniforme à l’art de manier la pelle et le terrreau aussi bien que le tulle et les ciseaux?

C’est ce que Fabienne a expliqué à Gaëlle Rolin, dans un article paru le 8 avril 2008 sur www.madame.lefigaro.fr

Merci a Gaëlle Rolin de m’avoir autorisée à reproduire ce témoignage. :-)

 
« À 11 ans, ma sœur a gagné un voyage et découvert le métier d’hôtesse de l’air. C’était sa vocation. Comme je n’avais pas un supercarnet de notes, j’ai décidé de faire comme elle. »
 En réalité, Fabienne se passionne pour tout ce qui pousse dans un jardin. Elle prouve qu’elle a la main verte en aménageant, toute seule, ses 2 500 m2 de terrain dans la Brie :
 « J’ai tout appris, les espèces, la résistance, les couleurs… J’adorais ça, mais je ne le voyais pas comme un métier. »

Mais la vie entre deux avions commence à moins lui plaire. Elle se fatigue de ne faire que croiser son mari, chef de cabine. Le déclic survient quand l’une de ses filles lui dit : « Maman, on ne te voit pas assez, tu es tout le temps partie… »
Elle a 37 ans et ignore encore qu’un plan social se prépare chez Corsair. « J’ai  commencé à travailler bénévolement et pendant mes jours de repos chez un fleuriste. » Elle demande un congé individuel de formation. S’ensuivent trois mois de cours en art floral, où elle apprend les bases de la botanique. Elle passe son CAP et effectue son stage pratique avec Muriel Le Couls, Meilleure Ouvrière de France.

« Quand j’ai commencé, se souvient Fabienne, ma mère a eu peur pour moi. Mon mari, lui, a été un véritable phare dans la nuit. » Puis, en 2007, comme la météo sociale l’annonçait, Corsair met en place un plan de licenciement. Fabienne profite donc d’un congé de reclassement et touche des indemnités qui lui permettront de fignoler son projet professionnel.
La compagnie aérienne offre même une subvention supplémentaire aux créateurs d’entreprise. Une aubaine !

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Questions/Réponses de Maryse Vaillant, psychologue. Interview parue dans le numéro 1287 de Femme Actuelle. Reproduit avec l’aimable autorisation de Sandrine Tournigand.

Une telle décision se prend souvent après une grosse période de crise. L’éclairage de Maryse Vaillant…

Tout le monde peut avoir envie d’un changement?

En théorie, oui. Chacun peut se dire un jour: “Je ne peux plus continuer comme ça!” Et vouloir changer de pays, d’amour, de vie. Mais, si tout le monde en rêve, peu sautent le pas. Car la vie, même difficile, nous lie par mille liens de dépendance: famille, enfants, revenus…

Même si elles semblent parfois nécessaires, ces ruptures sont-elles toujours douloureuses?

En provoquant un grand bouleversement familial, ces ruptures engendrent presque toujours des pleurs, des reproches, de l’incompréhension de la part des proches. Pour l’entourage, ces décisions donnent la sensation d’être des passages à l’acte soudains et irréfléchis, elles sont pourtant le résultat d’une longue maturation. Et pour celui qui se lance, elles procurent un sentiment fou de liberté intime. Tout à coup, on devient pleinement soi.

Y-a-t-il des signes précurseurs à ces ruptures brutales?

Souvent une grosse crise: une dépression dans la plupart des cas, un deuil, un moment de marasme, d’ennui, durant lesquels la question de la survie se pose. Tout envoyer valser est presque une réponse de vie à un sentiment de mort interne.

Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné, on se lance?

Cela arrive souvent après avoir supporté une longue période de tension interne, une somme d’insatisfactions personnelles ou encore des années de docilité familiale.

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Clown ET dentiste

On parle souvent sur ce blog de reconversion. De personnes qui décident un jour de quitter leur métier pour en épouser un autre; pour se rapprocher d’une existence qui leur plait davantage, pour aligner leur vie quotidienne sur les désirs de leur coeur.

Pourtant, on n’est pas toujours obligé de tout quitter pour réaliser ses rêves. Certains parviennent à allier, avec brio et gourmandise, leur métier et leur passion. Ou comment se créer une vie sur-mesure…

Ecoutez le témoignage de Martine Beydon, une dentiste qui est également la présidente fondatrice de la compagnie Sweetsailing.cie. Elle était interviewée par Jean-Patrick Boutet sur France Info, dans l’émission “une vie, des idées”, le 19 mai 2009. www.france-info.com

Vous souvenez-vous de cet impressionnant jeune homme de 17 ans, qui en août 2008 avait décidé de parcourir la France à pied, accompagné de sa vache Camomille? Je vous en avais beaucoup parlé à l’époque.

Hadrien nous est revenu il y a quelques mois et a publié son journal de bord aux Editions du Rocher. Lisez-le. C’est touchant, passionnant, inspirant. Ouah…

 

hadrien et camomille

Présentation de l’éditeur
“Partir. Pour ” trouver son chemin “. Cheminer pour ” se retrouver “. Pour donner du corps au voyage et du rythme à la méditation. Son bac décroché, 20 euros et un sac de riz en poche, c’est le rêve qu’a accompli Hadrien Rabouin, 17 ans, durant quatre mois et 1 300 kilomètres sur les routes de France, en compagnie de Camomille, une vache choisie au sein du troupeau de ses parents. L’aventure du jeune randonneur et de sa douce génisse a touché au cœur la France entière, suscitant une formidable vague d’attentions sur leur passage, entraînant jusqu’en Asie une médiatisation inattendue. A l’instar de l’écrivain Robert Louis Stevenson et de son ânesse Modestine sur les sentiers des Cévennes à la fin du XIXe siècle, sans doute leur voyage a-t-il réveillé en nous un désir partagé, celui de l’aventure libre et désintéressée”

 

“La vie est trop courte pour être petite”

Ben COHEN

Radieuse épidémie

Laissons à Laurence Ferrari le soin de parler de la grippe A. Nous, nous allons nous pencher sur un tout autre virus: celui du Bonheur.
Une passionnante étude américaine publiée en décembre 2008 et menée par le Pr J.H. Fowler (Université de Californie) et le Pr N.A. Christakis (département de Santé Publique de Harvard), a suivi durant 20 ans (de 1983 à 2003) 4739 personnes. Ses résultats sont stupéfiants:
Le bonheur est contagieux (ça, on s’en doutait) mais surtout, il se répand comme une épidémie.
Plus précisément, cette étude montre que le phénomène de contagion se vérifie sur 3 degrés de séparation. Autrement dit, si vous êtes heureux:
1. vous augmentez le bonheur de vos amis
2. vous augmentez le bonheur des amis de vos amis
3. vous augmentez le bonheur des amis des amis de vos amis.

Concrètement, en admettant que vous ayez 10 amis (chiffre arbitraire), et que ces 10 personnes aient elles-même 10 amis, qui aient eux-même 10 amis, cela signifie que votre état psychologique a un impact sur 1000 personnes.

“Les variations dans le niveau de bonheur d’un individu peuvent se propager par vagues à travers des groupes sociaux et générer une large structure au sein même d’un réseau, créant ainsi des groupes de gens heureux ou malheureux”, estiment le professeur Nicholas Christakis et le professeur James Fowler.
Ils en concluent que le bonheur est un véritable “phénomène collectif”.

Et ce phénomène est totalement réversible. Lorsque vous êtes malheureux, vous augmentez le mal-être de vos amis, des amis de vos amis, et des amis des amis de vos amis.
Imagniez donc, que par effet papillon, lorsque vous rentrez frustré, stressé, exténué d’une journée passée à faire un travail que vous n’aimez pas, vous produisez de gigantesques dommages collatéraux. Imaginez que, lorsque vous vous coupez de vos passions, lorsque vous enfouissez vos rêves, lorsque vous vivez une vie qui n’est pas la vôtre, une vie trop petite pour vous, ce sont potentiellement 1000 personnes que vous contaminez, qui a leur tour, contamineront chacune 1000 personnes, qui a leur tour….

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 Article de Laurence Bourdouleix, paru sur le site www.plurielles.fr
 


Il y a cinq ans, Véronique ouvrait son hôtel de charme, “La Ramade” à Avranches près du Mont St Michel. Elle en a fait un lieu très agréable, fleuri et coloré. Elle nous raconte ce rêve qui lui tenait tant à cœur, puis sa concrétisation.

40 ans, l’âge pour changer de vie

Pendant 11 ans, Véronique occupe un poste dans la communication chez un grand constructeur automobile. En 1996, elle rejoint le comité d’organisation de la Coupe du Monde de football où elle a en charge les relations avec les villes hôtes des différents matchs. Elle y reste trois ans. Mais son rêve depuis 15 ans est de s’orienter vers le tourisme et d’ouvrir notamment des chambres d’hôtes.
” En 98, j’allais avoir 40 ans. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de rêver ma vie et que je vive mon rêve. La fin de la Coupe du Monde était l’occasion pour moi de sauter le pas. Quand j’ai accepté ce travail, que je savais de courte durée, alors que j’étais très heureuse chez Volkswagen, je savais inconsciemment que c’était pour réaliser ce qui me tenait à coeur. Pendant ces trois années, j’ai mûri mon projet. Dans un premier temps je devais me former à ce métier et donc intégrer une école. Même si je savais que les relations nouées avec les hôteliers pendant la préparation de la Coupe du Monde m’aideraient certainement dans mon entreprise, le pari était loin d’être gagné. “

Retourner à l’école

Véronique commence alors à chercher une formation intensive pour apprendre le management hôtelier. En septembre 98, elle reprend le chemin de l’école. ” J’ai trouvé un établissement à Vannes où j’ai appris la gestion, les bilans, les achats… enfin tout ce que je devais savoir pour diriger un hôtel.

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