Questions/Réponses de Maryse Vaillant, psychologue. Interview parue dans le numéro 1287 de Femme Actuelle. Reproduit avec l’aimable autorisation de Sandrine Tournigand.
Une telle décision se prend souvent après une grosse période de crise. L’éclairage de Maryse Vaillant…
Tout le monde peut avoir envie d’un changement?
En théorie, oui. Chacun peut se dire un jour: “Je ne peux plus continuer comme ça!” Et vouloir changer de pays, d’amour, de vie. Mais, si tout le monde en rêve, peu sautent le pas. Car la vie, même difficile, nous lie par mille liens de dépendance: famille, enfants, revenus…
Même si elles semblent parfois nécessaires, ces ruptures sont-elles toujours douloureuses?
En provoquant un grand bouleversement familial, ces ruptures engendrent presque toujours des pleurs, des reproches, de l’incompréhension de la part des proches. Pour l’entourage, ces décisions donnent la sensation d’être des passages à l’acte soudains et irréfléchis, elles sont pourtant le résultat d’une longue maturation. Et pour celui qui se lance, elles procurent un sentiment fou de liberté intime. Tout à coup, on devient pleinement soi.
Y-a-t-il des signes précurseurs à ces ruptures brutales?
Souvent une grosse crise: une dépression dans la plupart des cas, un deuil, un moment de marasme, d’ennui, durant lesquels la question de la survie se pose. Tout envoyer valser est presque une réponse de vie à un sentiment de mort interne.
Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné, on se lance?
Cela arrive souvent après avoir supporté une longue période de tension interne, une somme d’insatisfactions personnelles ou encore des années de docilité familiale.
Comme un premier geste d’adulte chez quelqu’un qui , toute sa vie, s’est laissé guider par ses habitudes, ses parents… Un jour, on décide de changer le cours des choses et d’exister en tant que tel.
Est-ce que cela peut arriver alors qu’on est heureux?
Plus rarement. La dimension d’insatisfaction est essentielle quand on fait un tel choix. Même le coup de foudre n’arrive qu’à des gens “disponibles” affectivement. Il n’est jamais innocent et fait souvent dévier notre trajectoire. Comme si l’autre nous libérait pour nous emmener vers de nouveaux chemins. Une rupture implique généralement que l’on quitte quelque chose pour aller vers quelqu’un ou autre chose. La rencontre, qu’elle soit amoureuse ou même seulement amicale, crée alors l’occasion et facilite la décision.
Est-on sûr d’y gagner?
Non. On peut se leurrer, s’illusionner sur soi surtout, s’apercevoir que ce dont on souffrait auparavant continue de nous tourmenter. Même après un changement radical, on peut revivre les mêmes situations catastrophiques. Dans la vie, rien n’est jamais garanti.
Comment s’assurer qu’on ne commet pas d’erreur?
Ce qui compte, c’est de sentir que l’on est en phase avec ses désirs profonds. Je pense à certaines femmes qui, un beau jour, quittent une situation stable et confortable avec un mari qui gagne beaucoup d’argent pour une vie beaucoup plus dure financièrement mais dans laquelle elles se sentent à leur juste place.
ça tombe très bien, je voulais justement lire le dossier de femme actuelle sur les témoignages de changements de vie, mais il n’était plus dispo en kiosque. merci!
moi, je crois que je n’aurai pas le cran de changer radicalement de vie. C’est sûrement que je ne suis pas assez insatisfait. Pourtant, je trouve que le quotidien devient de + en + dur.
On y pense tellement svt et on n’ose jamais…
Trop risqué pour moi. Pour l’instant ?!…
Bonjour,
Que de douleurs et d’incompréhension pour l’entourage lorsque votre fille coupe les ponts sans aucune explication avec ses parents et par la suite avec ses frères.
Pense t-elle aux souffrances que cela provoque à la famille et à son entourage, C’est peut-ètre un certain malaise pour elle, mais cela en provoque bien plus alentour et c’est surtout preuve d’un grand irrespect et d’un grand égoïsme, car c’est oublier tout ce que les parents ont fait pour que cet enfant devienne une femme, avec les sacrifices que cela impose parfois et que ses parents ont fait tout cela par amour pour leur enfants, Ou est le remerciement dans tout cela?
Pourquoi couper les maillons d’une longue chaine que nous formons tous, c’est renier ses origines et cela ne peut pas s’admettre sans profondes douleurs pour tout le monde et toute la fratrie.
Ou est l’amour transmis de génération en génération depuis la nuit des temps?
Que dire lorsque votre fille avec qui vous n’avez jamais connu de tensions vous dit “mon avenir est avec mon mari et mes enfants à venir”!
Que dire alors que vous avez chez vous un enfant “pas comme les autres” à cet enfant qui ne comprend pas ce qui se passe?
Que dire lorsque cette situation s’éternise malgré les courriers adressés tous les 3 ou 4 mois et restaient sans réponse, et ceci déjà depuis 3 longues années?
Que dire lorsque les fêtes de famille ne peuvent plus être car il manque un enfant, et que la vie n’est plus possible par la souffrance imposée par cette enfant?
Que dire aux parents? alors qu’ils se demandent si un jour ils reverront leurs enfants? Que la vie n’a plus de raison d’être?
Que dire à cette maman qui a tout fait pour que sa fille vienne au monde alors que sa santé ne le permettait pas et que l’accouchement s’est mal passée pour les deux?
Faut-il dire à cette maman d’oublier sa propre fille, qu’elle ne veut plus voir ses parents qu’elle ne les aime plus qu’ils lui sont devenus complètement indifférents étant elle même en dehors de tout ce qui peut leur arriver?
Croit elle qu’elle sera forcément meilleur envers ses propres enfants.
Pourquoi n’accepte t elle pas que chacun d’entre nous commet des erreurs, que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, et que tout un chacun fait du mieux qu’il le peut?
De quel droit se permet elle de juger ses parents?
Faut-il avec désespoir attendre le retour de l’enfant prodigue? se rend-il compte cet enfant qu’il a cassé quelque chose et que si son retour arrivait, certes il lui serait pardonner son acte mais que quelque chose est cassée pour longtemps à moins de retrouver cet amour perdu?
Réfléchissez avant de prendre une si lourde décision mettre les distances est bien assez suffisant sans être aussi radicalistes
Remplissons notre flacon vide de cailloux et nos de sable c’est à dire qu’il faut laisser place à l’essentiel dans la vie et non pas vouloir tout avoir,
les valeurs transmises par nos anciens (et cela remonte aux premiers hommes de l’humanité) ne doivent jamais s’interrompre
Est si tout le monde apprenait à se pardonner ses erreurs et acceptait les dialogues comme la vie serait plus simple plus facile et plus agréable pour tous.
Car tout est dans le partage!